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Défibrillateur: comment choisir un DAE ?

choisir un DAE

Comment choisir un DAE ?

Qu’est-ce un défibrillateur ? Cela consiste à quoi ? Comment choisir un DAE ? C’est forcément les premières questions qui se posent dès qu’on parle de défibrillateur. En effet, un défibrillateur n’est pas un simple appareil médical puisqu’il a pour fonction principale de sauver une vie. C’est pourquoi il ne doit pas être négligé. Il existe bon nombre de types et modèles de défibrillateurs. Comment donc le choisir ? Comment être sûr que le modèle DAE choisi correspond parfaitement aux attentes et besoins de l’utilisateur ? Afin de répondre à cette question, ci-après quelques éclaircissements sur le défibrillateur.

Ce que l’on entend par défibrillateur

On parle de fibrillation dans le cas où le rythme cardiaque d’une personne n’est pas normal. Médicalement, son cœur se contracte, les battements sont de plus en plus anarchiques, ses mouvements respiratoires sont irréguliers et le sang ne s’irrigue plus correctement dans l’organisme. La défibrillation est la méthode qui consiste à stabiliser ce rythme, à normaliser le fonctionnement du cœur. Le DAE ou défibrillateur automatisé externe est donc cet appareil qui est employé sur une personne victime de problème ou d’arrêt cardiaque. Selon les chances de survie, cet appareil doit être installé et manipulé dans les 8 minutes qui suivent l’effondrement de la personne afin de pouvoir la sauver à temps pour ainsi réduire les risques de mortalité. Le défibrillateur permettra de lui faire une défibrillation et une réanimation cardio-pulmonaire. Le DAE est très simple d’utilisation, mais il doit être utilisé avec précaution et en étant vraiment conscient. Les chances de survie lors d’un évanouissement suite à un arrêt cardiaque sont très minimes, voire nulles. Dans le cas où une personne est inerte et ne présente aucune réaction, il faut procéder par appeler les services de secours rapidement, puis démarrer une réanimation cardio-pulmonaire en attendant que le défibrillateur marche. Quand celui-ci marche, il faut l’utiliser immédiatement sur la victime en suivant bien les instructions prescrites.

Les avantages d’un défibrillateur

Est-il donc indispensable d’avoir un défibrillateur cardiaque ? La réponse est logiquement oui. Souvent, ce sont les médecins, les pompiers ou agents de secours qui en ont. Mais qu’on soit expérimenté ou non sur l’utilisation de ce genre d’appareil, il faut à tout prix en avoir avec soi puisque chacun peut-être le premier témoin d’un arrête cardiaque d’une personne. Le décret du 4 mai 2007 donne le droit à toute personne d’utiliser un défibrillateur. Il faut juste se référer sur son mode d’emploi. Les lieux publics (salles de fêtes, gymnases, terrains sportifs, écoles, etc.) et même privés (entreprises) doivent également en disposer. Le défibrillateur est à placer dans une armoire spéciale pour défibrillateur. Utiliser un défibrillateur, en effet, plusieurs avantages. Un défibrillateur tient compte de l’impédance ainsi que de la morphologie de la victime. Il est toujours prêt à l’emploi immédiat et est simple à utiliser pour permettre au grand public d’agir en toute sécurité. Il permet d’envoyer un choc électrique sur la victime dans un délai très court. Sur ce, il analyse le volume de la cage thoracique de la victime et l’activité électrique du cœur et adapte face à cela la puissance de choc nécessaire pour ranimer la personne. La puissance du choc produit par le défibrillateur DAE peut aller jusqu’à 360 Joules.

Les 2 types de DAE

Généralement, il existe 2 types de défibrillateur automatisé externe : le défibrillateur semi-automatique ou DSA et le défibrillateur entièrement automatique ou DEA. Pour le premier appareil défibrillateur automatique externe, le choc électrique nécessaire à produire est déclenché par l’appareil tandis que pour le second, le choc est produit par l’opérateur. Ces 2 types de défibrillateur automatique externe sont tous utilisables par le grand public et leur utilisation est suivie d’une formation au secourisme. La plupart a tendance à confondre ces 2 types de défibrillateur automatique externe. Pour ne pas se perdre, il faut savoir les distinguer en maîtrisant quelques termes techniques et médicaux. Le défibrillateur automatique externe désigne globalement tous les défibrillateur utilisés à l’extérieur du corps de la victime. L’AED ou Automated External Defibrillator correspond à la même désignation de DAE en français. Le DEA quant à lui est le défibrillateur entièrement automatique, parfois aussi DA ou défibrillateur automatique. Le DSA pour sa part est le défibrillateur semi-automatique.

Quel défibrillateur choisir ?

La différence entre les 2 appareils défibrillateur automatique externe est minime. Mais en général, c’est en l’utilisant que la distinction entre les 2 se fait. Au niveau scientifique, les DEA imposent un temps de pause beaucoup plus long avant de produire un choc sur la victime, soit de 10 secondes par rapport aux DSA. Dans certains cas, cette différence de temps peut monter jusqu’à 20 secondes. Ce décalage est en effet dû à la conception de leur logiciel. Le choc produit ne nécessite aucune intervention humaine puisqu’il est produit par la machine. L’opérateur est invité de s’éloigner de la victime pendant que la machine lui délivre un choc. L’utilisateur est donc déresponsabilisé, mais cette technique est médicalement à proscrire, car elle conduit à laisser la victime sans aucune surveillance.

Au niveau règlementaire, les DSA sont les plus sûrs, car le choc ne se déclenche pas automatiquement. Ils sont utilisés dans des lieux fréquentés. Ils gardent la victime loin de tout contact avec l’eau, des surfaces métalliques ou une autre personne avant la défibrillation. Mais ce 2e appareil doit être manipulé avec connaissances et aussi conscience, soit dans des environnements hors de bruit et de tout danger. Les électrodes doivent être placées sous les aisselles, sur le côté gauche de la cage thoracique et sous la clavicule de la victime. Bref, dans les 2 cas, il n’y a aucun risque de mauvaise utilisation. Le DEA est plus adapté au grand public, car ne nécessite aucune expérience sur son utilisation. De plus, il peut servir dans les moments de stress d’intervention, devant un frein psychologique de l’opérateur ou en cas d’erreur de sauvetage. Mais la défibrillation doit nécessairement être accompagnée d’une réanimation cardio-pulmonaire. Ce qui dit donc que dans les 2 cas, l’opérateur ne doit vraiment pas rester inactif pendant la défibrillation.

Comment donc choisir son défibrillateur ?

Afin de pouvoir choisir le meilleur défibrillateur automatique externe, il faut vérifier quelques critères de comparaison. Il faut prendre en compte la fiabilité du matériel, la durée et l’intensité des chocs délivrés, l’onde de choc, l’interface et la facilité d’utilisation et la qualité du traitement médical. Premièrement, la fiabilité du défibrillateur et sa capacité à se mettre toujours en marche sont des critères et des facteurs très importants dans le choix de son défibrillateur. Puis, il y a la durée du choc administré et son intensité qui reposent sur l’impédance de la cage thoracique. Elles sont calculées automatiquement par le défibrillateur. L’onde de choc, quant à lui, peut être biphasique ou monophasique. La première catégorie permet à mieux réduire une fibrillation ventriculaire avec moins d’intensité et sans presque aucun effet indésirable. Il faut changer les électrodes et les batteries après 2 à 5 ans d’utilisation du défibrillateur. L’interface du défibrillateur est également une qualité qu’il ne faut pas négliger.

Étant un appareil conçu spécialement pour sauver des vies, un défibrillateur doit être facile et efficace à utiliser. Il doit proposer des interfaces utilisables par le grand public comme un bouton « marche/arrêt », des électrodes pré connectées ou non polarisées, un affichage lumineux et une assistance RCP, etc. Chaque opérateur pourra comparer ces interfaces et choisir en fonction de cela le défibrillateur qui lui conviendra le mieux. Il faut aussi vérifier par un autotest s’il a un défaut ou non. Pour ce qui est de la qualité du traitement médical, il faut miser sur le défibrillateur qui va plus loin que les autres. Il faut vérifier la qualité d’analyse de l’appareil, le temps nécessaire d’envoi d’un choc, le type de choc administré, l’énergie chargée, etc.

Sur le plan technique

Un défibrillateur est un appareil qui sera utilisé de façon occasionnelle au bout de quelques semaines, quelques mois, quelques années suivant l’achat. Il est essentiel que celui-ci soit opérationnel et permette de mettre toutes les chances du côté de la victime lors de son utilisation. Ainsi, il est essentiel que l’appareil réalise ses autotests de façon régulière et surtout qu’il prévienne lorsqu’une anomalie (pile défectueuse ou usagée, électrodes périmées ou absente, …) est détectée.

– Mode de l’appareil : semi-automatique (DSA) ou entièrement automatique (DEA)

Lorsque la victime d’ACS nécessite un choc pour rétablir une activité cardiaque normale, le défibrillateur semi automatique demande à l’intervenant d’appuyer sur le bouton choc de l’appareil. A l’inverse, le défibrillateur entièrement automatique, quand à lui, demande à l’intervenant de s’écarter puis délivre le choc électrique de lui-même.

Les deux types d’appareil utilisent la même technologie, cependant, lors d’une intervention sur une victime d’ACR, le fait de ne pas avoir à activer le bouton choc peut permettre d’éviter un stress supplémentaire ou moment d’hésitation lorsque le sauveteur est déjà en situation de stress intense.

De plus, puisqu’il n’a pas à se demander s’il doit appuyer ou non sur un bouton pour délivrer le choc électrique, cela permet de gagner du temps lors de l’intervention.

A l’inverse, le DSA permet à l’intervenant de vérifier que personne ne touche la victime avant de délivrer le choc.

Quelque soit le type d’appareil, il n’y a aucun risque de mauvaise utilisation puisque le défibrillateur analyse le rythme cardiaque pour savoir s’il doit délivrer ou non un choc.

– Sensibilité du DAE ou seuil d’asystolie

Le seuil d’asystolie est le seuil en dessous duquel le défibrillateur DAE considère la victime décédée et n’envoit plus de choc pour rétablir une activité cardiaque normale. Pour rétablir une activité cardiaque normale par un choc électrique, le défibrillateur DAE doit détecter une activité cardiaque. Plus l’amplificateur de l’appareil est sensible (70, 80, 100 µv), meilleures seront les chances de voir l’appareil envoyer un choc électrique.

– Assistance à la RCP

Le cerveau peut souffrir de séquelles irréversibles en quelques minutes si la ventilation par compressions thoraciques n’est pas assurée ou inefficace. Si toute personne même non médecin peut utiliser un défibrillateur, moins de 10 % de la population a été formé récemment aux gestes de premiers secours. Plus l’appareil assistera l’intervenant lors de la réanimation cardiaque, meilleures seront les chances de voir le sauveteur réaliser les bons gestes.

Ainsi, si la majorité des DAE sont équipés d’un métronome, seuls certains appareils sont dotés de fonctions permettant de guider le sauveteur et d’optimiser le massage cardiaque.

– Fréquence des autotests

Un défibrillateur DAE est à appareil à usage occasionnel, il est absolument nécessaire qu’il soit opérationnel le moment venu. Si tous les appareils réalisent des autotests réguliers, seuls certains appareils réalisent quotidiennement des autotests complets de leurs composants.

– Chocs adaptés à l’impédance de la victime

L’impédance (résistance) corporelle moyenne d’un adulte est comprise en 70 et 80 Ohms, La plupart des défibrillateurs ont pour base cette impédance moyenne, les appareils de nouvelle génération sont désormais capables d’adapter la puissance du choc à l’impédance de la victime et n’enverront pas la même puissance électriques pour une victime de 40 kgs et une autre de 120 kgs.

– Agrément FDA

La commercialisation des défibrillateurs aux Etats-Unis est très réglementée. La Food ans Drug Administration impose aux constructeurs de fournir les résultats des études de performance, d’efficacité et les tests cliniques qu’ils ont menés.

Dans le reste du monde, les preuves d’efficacité et de sécurité ne sont pas exigées pour un produit portant uniquement le marquage CE par exemple.

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