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Quel défibrillateur choisir ?

Défibrillateur : le choix du prix

Choisir un défibrillateur n’est pas chose aisée lorsque l’on ne connait pas les appareils mis sur le marché. Faire le choix d’un prix et chercher un défibrillateur pas cher est forcément la première des choses vers laquelle on va opter.

Cependant, retenir uniquement ce critère est bien souvent un très mauvais choix. En effet, les DAE « premier prix » coûtent en définitive beaucoup plus chers sur le long terme. Bien souvent les batteries ne tiennent pas la durée annoncée par le constructeur. Il est nécessaire de les remplacer beaucoup plus souvent qu’indiqué par celui-ci. Le prix moyen d’une pile pour défibrillateur est d’environ 200,00 €HT. L’économie faite initialement peut très vite être perdue par le remplacement nécessaire d’une pile hors d’usage au bout de quelques mois seulement.

Agrément et marquage

Aujourd’hui, n’importe quel constructeur peut distribuer ses dispositifs médicaux de classe IIB (c’est le cas des défibrillateurs) sur le marché français. Il suffit pour lui d’obtenir le marquage CE dans n’importe quel pays de l’Union Européenne. Comment alors s’y retrouver pour choisir un appareil de qualité ?

En 2020, les défibrillateurs automatisés externes passeront de la classe IIB à la classe III médicale. Cette requalification entraînera tout comme le demande aujourd’hui la FDA (Food and Drugs Administration) aux Etats-Unis, une évaluation renforcée des appareils mis sur le marché. Pour conserver ou obtenir le marquage CE, les constructeurs devront donc fournir les données cliniques et des études d’efficacité réalisées, ce n’est pas le cas actuellement.

Ainsi, on peut penser que seuls les appareils disposant de l’agrément FDA aujourd’hui seront encore sur le marché en 2020.

La différence entre un DAE de qualité et un appareil premier prix est avant tout déterminé par le choix des composants utilisés pour la fabrication. Ce choix porte aussi bien sur le défibrillateur que sur ses accessoires (pile et électrodes). Les moyens mis en œuvre par le constructeur dans la recherche clinique dans le domaine de l’arrêt cardio-respiratoire sont également à prendre en compte.

A l’heure actuelle, on peut effectivement constater de plus en plus de marques jusqu’ici inconnues s’engouffrer sur le marché des DAE. Dans l’univers des produits électroniques de grande consommation, le risque pour le client est faible. Par contre, lorsqu’il est question de vie et de mort, le choix de l’appareil peut être vital pour la victime d’arrêt cardiaque.

Avant de s’équiper d’un défibrillateur, il est donc vivement conseillé de se renseigner sur l’agrément du DAE, le constructeur, l’origine du produit, … les conseils d’une (ou plusieurs) société distributrice multimarque sont souvent les meilleurs.

Les critères de choix essentiels

    • Agréments de mise sur le marché : l’agrément FDA en plus du marquage CE nous semblent être indispensable (les autorités américaines sont beaucoup plus exigeantes sur la qualité des matériaux employées. Les preuves de l’efficacité des machines sont demandées aux constructeurs),
    • Sensibilité de l’amplificateur : le seuil de détection d’asystolie est le seuil de détection entre la vie et la mort. Un défibrillateur doit pouvoir capter une activité cardiaque, même la plus faible chez la victime, pour remplir son rôle. Les appareils les plus sensibles disposent d’un seuil de 80 à 100 µv,
    • Energie délivrée : les recommandations internationales préconisent un premier choc de 150 joules puis les suivants supérieurs au premier,
    • Assistance au massage cardiaque : le feed-back ou retour d’information en temps réel sur la qualité des compressions exercées semblent indispensables. La ventilation des fonctions vitales de la victime ne peut être assurée que lorsque les compressions thoraciques sont réalisées correctement en profondeur (5 à 6 cm) et au bon rythme (100 à 120 par minutes). Un DAE équipé de cette technologie indiquera alors à l’intervenant « d’appuyer plus fort, de masser plus vite, … bonnes compressions ».  Une étude publiée en 2013 par « Annals of Emergency Medicine » a démontré que l’utilisation d’un DAE avec assistance au massage multiplie par 2 le taux de survie des victimes d’ACS. Voir notre comparateur
  • Mode de l’appareil : pour une utilisation par un public non expérimenté, nous recommandons un défibrillateur entièrement automatique.

Intéressé par un défibrillateur?