Nos conseils pour bien choisir un défibrillateur

Un distributeur multi-marques lorsqu’il s’agit de choisir un défibrillateur permet d’avoir les conseils d’un interlocuteur qui maîtrise les différentes marques de DAE du marché. A partir des retours d’information dont il dispose, il vous orientera vers les défibrillateurs les plus fiables et les plus performants. En effet, si tous les appareils sont destinés à sauver des vies, tous n’offrent pas les mêmes chances de survie aux victimes d’arrêt cardiaque.

Dans la majorité des articles qui concernent les DAE, on trouve très souvent qu’il existe 2 types de défibrillateurs : le semi-automatique et l’entièrement automatique. Effectivement, le mode de l’appareil est important mais il est loin d’être déterminant. De notre côté, pour une utilisation de l’appareil par le grand public, nous recommandons sans hésitation le DEA.

Il y a de nombreuses autres caractéristiques qui peuvent s’avérer très importantes. L’agrément FDA est un gage de fiabilité. L’assistance à la RCP est essentielle pour permettre à l’intervenant de réaliser un massage cardiaque efficace. La puissance des chocs délivrés, le seuil de détection d’asystolie, le temps d’analyse de la victime sont d’autres critères importants. L’indice de protection contre l’humidité et la poussière, la fonction multilingue, la fréquence des auto-tests, le prix des consommables sont également non négligeables.

Défibrillateur, comment choisir parmi les appareils distribués sur le marché

Un défibrillateur est un appareil qui sera utilisé de façon occasionnelle au bout de quelques semaines, quelques mois, quelques années suivant l’achat. Il est essentiel que celui-ci reste opérationnel à tout moment. Ceci afin de permettre de mettre toutes les chances du côté de la victime lors de son utilisation. Ainsi, il est essentiel que l’appareil réalise ses auto-tests de façon régulière. Mais il est également primordial qu’il prévienne lorsqu’une anomalie (pile défectueuse ou usagée, électrodes périmées ou absente, …) est détectée.

Guide d’achat d’un défibrillateur :

Agrément de mise sur le marché

La commercialisation des défibrillateurs aux Etats-Unis est très réglementée. La Food and Drug Administration impose aux constructeurs de fournir les résultats des études de performance, d’efficacité et les tests cliniques qu’ils ont menés.

Dans le reste du monde, les preuves d’efficacité et de sécurité ne sont pas exigées pour un produit portant uniquement le marquage CE par exemple. En France, le défibrillateur est un appareil médical de classe IIB, il sera requalifié en classe III (risque élevé) en mai 2020. La commercialisation et la maintenance des DAE seront alors beaucoup plus strictes qu’aujourd’hui.

Sensibilité du DAE ou seuil d’asystolie

Le seuil d’asystolie est le seuil en dessous duquel le défibrillateur considère la victime décédée et n’envoie plus de choc pour rétablir une activité cardiaque normale. Pour rétablir une activité cardiaque normale par un choc électrique, le défibrillateur doit détecter une activité cardiaque. Plus l’amplificateur de l’appareil est sensible (80, 100 µv), meilleures seront les chances de voir l’appareil faire son travail.

Puissance des chocs délivrés

L’impédance (résistance) corporelle moyenne d’un adulte est comprise en 70 et 80 Ohms, La plupart des défibrillateurs ont pour base cette impédance moyenne. La plupart des DAE d’ancienne génération est donc configurée pour traiter une victime de taille moyenne avec une résistance au choc électrique identique. Or, la morphologie des victimes peut être bien différente d’un individu à l’autre. Le traitement d’une victime nécessite soit que le choc initial soit plus faible et augmente au fur et à mesure. Les recommandations internationales préconisent un premier choc de 150 joules et les chocs suivants supérieurs au premier.

Assistance au massage cardiaque

Le cerveau souffre de séquelles irréversibles en quelques minutes si la ventilation par compressions thoraciques n’est pas assurée ou inefficace. Depuis 2007,  toute personne même non médecin peut utiliser un défibrillateur. Cependant, moins de 10 % de la population a été formé récemment aux gestes de premiers secours. De plus, réaliser une RCP sur un mannequin ne permet pas de garantir que les compressions seront effectuées correctement sur un humain. Ainsi, meilleure sera l’assistance au massage cardiaque, meilleures seront les chances de voir le sauveteur réaliser les bons gestes. Le feed-back ou retour d’information en temps réel est une fonctionnalité qui équipent certains DAE. Ces appareils donnent des informations de type « appuyez plus fort, massez plus vite, … ».

Voir notre tableau comparatif

Les autres critères de choix

Mode de l’appareil : semi-automatique (DSA) ou entièrement automatique (DEA)

Lorsque la victime d’ACS nécessite un choc pour rétablir une activité cardiaque normale, le défibrillateur semi-automatique demande à l’intervenant d’appuyer sur le bouton choc de l’appareil. A l’inverse, le défibrillateur entièrement automatique, quand à lui, demande à l’intervenant de s’écarter puis délivre le choc électrique de lui-même.

Les deux types d’appareil utilisent la même technologie. Cependant, lors d’une intervention sur une victime d’ACR, le fait de ne pas avoir à activer le bouton choc permet d’éviter un stress supplémentaire lorsque le sauveteur est déjà en situation de stress intense.

A l’inverse, le DSA permet à l’intervenant de vérifier que personne ne touche la victime avant de délivrer le choc.

Quel que soit le type d’appareil, il n’y a aucun risque de mauvaise utilisation. En effet, le défibrillateur analyse le rythme cardiaque pour savoir s’il doit délivrer ou non un choc.

Temps d’analyse et temps de chargement

La ventilation correcte du patient par massage cardiaque doit rester la priorité en attendant la reprise en main de celui-ci par une équipe de secouristes professionnels. Cependant, l’intervenant doit s’écarter pour laisser l’appareil effectuer l’analyse du rythme cardiaque du patient et réaliser le chargement du choc. Certains DAE de nouvelle génération permettent de continuer le massage durant la phase d’analyse. Il n’y a donc pas d’interruption de la RCP. D’autres appareils préchargent l’énergie pour la délivrer au moment opportun.

Indice de protection

La majeure partie des défibrillateurs ont un indice de protection contre la poussière et l’humidité élevé. Ils peuvent donc être installés en extérieur. Cependant, un seul DAE n’est pas conçu pour ce positionnement, son installation en extérieur est même interdite aux Etats-Unis. Cet indice est très important si l’appareil doit être stocké dans des lieux humides (piscine par exemple) ou poussiéreux. Le premier chiffre indique la protection contre les solides, le deuxième chiffre indique sa protection contre d’intrusion d’eau.

Fonction multilingue

La fonction multilingue peut être intéressante sur des sites fréquentés par différentes nationalités, aux endroits frontaliers, touristiques, multinationales, … Seuls quelques appareils disposent de cette fonction. Pour certains, le choix de la deuxième voire de la troisième langue est possible.

Fréquence des auto-tests

Un défibrillateur est à appareil à usage occasionnel, il est absolument nécessaire qu’il soit opérationnel le moment venu. Si tous les appareils réalisent des auto-tests réguliers, seuls certains appareils réalisent quotidiennement des auto-tests complets de leurs composants (y compris des électrodes). Il est donc vital que le DAE prévienne par des informations sonores et visuelles d’un défaut constaté.

Prix des consommables :

Si le prix initial du DAE peut sembler intéressant, il convient de vérifier le coût des consommables, leur durée de vie, leur garantie éventuelle. Certains constructeurs annoncent des durées de vie de la pile importantes, sur le terrain et selon le type d’installation, celle-ci peut avoir une durée considérablement plus courte. Ce qui augmente de façon significative le coût de maintenance.